
Faut-il un visa pour aller au Royaume-Uni ? Pour un Français, la réponse est non : depuis le 2 avril 2025, un court séjour touristique ou d’affaires passe par une simple ETA à 20 £, pas par un visa. Le visa ne concerne que le travail, les études longues ou l’installation. Ce guide clarifie chaque situation, nationalité par nationalité et motif par motif.
TL;DR : Les citoyens français, belges, suisses et de l’UE n’ont pas besoin de visa pour visiter le Royaume-Uni. Ils obtiennent une ETA en ligne, valable deux ans. Un visa reste obligatoire pour travailler, étudier plus de six mois ou rejoindre un proche. La règle dépend de la nationalité et du motif.
| Situation | Document requis 2026 |
|---|---|
| Français, tourisme court | ETA (20 £) |
| Français, travail salarié | Visa de travail |
| Français, études longues | Visa étudiant |
| Nationalité soumise à visa | Visa visiteur |
| Transit sans sortie de zone | Souvent aucun |
La question du visa se règle en deux minutes avec le bon outil. Notre guide sur l’ETA pour les citoyens de l’UE résume les règles applicables aux voyageurs européens.
Faut-il un visa pour aller au Royaume-Uni quand on est français ?

Non : un citoyen français n’a pas besoin de visa pour un séjour touristique ou professionnel de moins de six mois, mais il doit obtenir une ETA avant de partir. Cette autorisation électronique s’ajoute au passeport, obligatoire à la place de la carte d’identité depuis le 1er octobre 2021. Elle coûte 20 £, se demande en ligne et sa validité est de deux ans.
Un exemple concret. Claire part une semaine à Londres pour visiter la ville en avril 2026. Elle ne remplit aucun dossier de visa. Elle demande son ETA trois jours ouvrés avant le départ, reçoit la décision par e-mail et embarque sans souci. Le passeport suffit, l’ETA y est liée électroniquement.
Le changement est récent et déroute encore beaucoup de voyageurs. Jusqu’au 2 avril 2025, le passeport suffisait à un Français ; la carte d’identité n’est plus acceptée depuis le 1er octobre 2021. Depuis 2025, l’ETA est obligatoire, même pour un week-end. Ne pas l’avoir signifie un refus d’embarquement pur et simple à l’aéroport.
ETA, visa ou rien : comment savoir ce qu’il vous faut

Trois cas existent : aucune formalité pour un simple transit, une ETA pour un court séjour, ou un visa complet pour travailler et étudier. Votre nationalité et le motif du voyage déterminent la catégorie. Un test officiel tranche en quelques clics et évite toute erreur coûteuse.
- Aucun document supplémentaire : certains transits aéroportuaires sans passage de la frontière.
- ETA (20 £) : tourisme, visite familiale, affaires courtes, pour les nationalités exemptées de visa.
- Visa visiteur : nationalités soumises à visa, même pour du tourisme.
- Visa travail ou études : tout séjour long ou rémunéré, quelle que soit la nationalité.
L’outil de référence reste le service officiel « check if you need a UK visa ». En répondant à quelques questions sur votre passeport et votre voyage, vous obtenez la réponse exacte, sans interprétation.
La nationalité pèse autant que le motif. Un Français et un Marocain qui partent tous deux visiter Londres ne relèvent pas du même régime : le premier obtient une ETA, le second doit demander un visa visiteur, même pour du tourisme. C’est pourquoi un couple binational vérifie toujours séparément le statut de chacun. Une seule règle générale n’existe pas ; tout se joue sur le passeport présenté à l’embarquement.
Les cas où un visa reste obligatoire

Un visa devient indispensable pour tout emploi salarié, tout cursus de plus de six mois et tout projet d’installation, même pour un Français. L’ETA ne couvre aucune de ces situations. Franchir cette limite sans le bon visa expose à un refus d’entrée et à une interdiction de territoire.
Prenons deux frères. L’un part trois jours voir un match à Manchester : une ETA suffit. L’autre signe un contrat de travail dans la même ville : il lui faut un visa Skilled Worker, un employeur sponsor et un salaire minimum. Le motif, pas la destination, décide du document.
Les grands cas de visa obligatoire sont clairs : emploi salarié, études longues, regroupement familial et séjours de plus de six mois. La liste complète et les conditions figurent sur le portail immigration du gouvernement britannique, mis à jour à chaque évolution des règles.
Erreur fréquente : penser qu’un séjour un peu long reste couvert par l’ETA. Au-delà de six mois, il ne l’est plus. Un retraité qui veut passer huit mois chez sa fille installée à Londres ne peut pas le faire avec une ETA : chaque séjour en tant que visiteur est limité à six mois, même avec un visa visiteur. Seule la durée fait changer de régime, même sans travail ni études. Vérifiez ce seuil avant de réserver un long séjour pour éviter des complications à la frontière.
L’ETA, la nouvelle règle pour les courts séjours

L’ETA est une autorisation électronique de voyage à 20 £, valable deux ans et liée au passeport, obligatoire pour les Français depuis le 2 avril 2025. Ce n’est pas un visa : elle autorise des séjours répétés de six mois maximum, sans droit de travailler ni d’étudier longtemps.
Le fonctionnement est simple. Vous remplissez un formulaire en ligne, ajoutez une photo, payez 20 £ et recevez la décision par e-mail, généralement en moins d’un jour ouvré, mais parfois jusqu’à trois jours ouvrés. La procédure officielle est décrite sur la page dédiée du gouvernement.
Une fois obtenue, l’ETA sert pour tous vos voyages pendant deux ans. Un couple qui part à Londres au printemps, puis en Écosse à l’automne, n’a rien à refaire. Le détail des tarifs et des règles figure aussi sur la page officielle ETA.
Comment vérifier votre situation officielle
La méthode la plus fiable consiste à utiliser l’outil officiel du gouvernement, qui indique en trois questions si vous relevez d’une ETA, d’un visa ou d’aucune formalité. Ne vous fiez ni aux forums ni aux souvenirs d’avant-Brexit. Les règles ont changé, et une erreur se paie à l’embarquement.
- Ouvrez l’outil « check if you need a UK visa » sur le site officiel.
- Indiquez votre nationalité, le motif et la durée du séjour.
- Suivez la réponse : ETA, visa précis, ou aucune formalité selon votre cas.
Cette vérification prend deux minutes et évite les mauvaises surprises. Elle protège aussi contre les faux sites qui prétendent délivrer des « visas » inutiles, un piège détaillé dans notre dossier sur les arnaques à l’ETA.
Conseils pratiques avant de réserver
Vérifiez votre situation avant d’acheter le billet, demandez l’ETA au moins trois jours à l’avance et gardez le passeport valide sur toute la durée du séjour. Ces réflexes simples évitent le stress de dernière minute et les refus d’embarquement.
- Vérifiez tôt : confirmez le document requis dès la planification, comme le conseille notre guide des formalités d’entrée.
- Anticipez l’ETA : demandez-la une semaine avant, jamais à l’aéroport.
- Passeport valide : vérifiez la date d’expiration avant de réserver.
- Un doute ? : repassez par l’outil officiel plutôt que par un intermédiaire payant.
- Voyage en groupe : vérifiez le statut de chaque passager, surtout dans une famille binationale.
Questions fréquentes
Faut-il un visa pour aller au Royaume-Uni depuis la France en 2026 ?
Non, pas pour un séjour touristique ou d’affaires de moins de six mois. Il suffit d’une ETA à 20 £, demandée en ligne et valable deux ans. Le visa reste réservé au travail, aux études longues et à l’installation.
L’ETA remplace-t-elle le visa ?
Pour les courts séjours, oui. L’ETA autorise le tourisme, la visite familiale et les affaires jusqu’à six mois. Elle ne permet ni de travailler ni d’étudier longtemps : ces motifs exigent toujours un visa complet.
Que se passe-t-il si je n’ai ni visa ni ETA ?
La compagnie aérienne refuse l’embarquement. Sans ETA valide ni visa, aucun voyageur soumis à l’obligation ne peut monter à bord. Le contrôle se fait dès l’enregistrement, avant même d’arriver à la frontière britannique.
Les enfants ont-ils besoin d’une ETA ?
Oui. Chaque voyageur, quel que soit son âge, doit disposer de sa propre ETA liée à son passeport. Un bébé français comme un adulte paie les 20 £ et obtient une autorisation individuelle avant le départ.
Un simple transit à Londres exige-t-il un document ?
Cela dépend. Un transit en zone internationale, sans passer le contrôle frontalier, est pour l’instant dispensé d’ETA (aéroports de Heathrow et Manchester) ; cette exemption est temporaire, vérifiez auprès de votre compagnie. Dès que vous quittez la zone internationale ou changez d’aéroport, une ETA ou un visa de transit devient nécessaire selon la nationalité.
La règle est-elle la même pour toute l’Europe ?
Oui pour l’essentiel. Les citoyens de l’UE, de Suisse et de plusieurs pays exemptés relèvent de l’ETA pour les courts séjours. Les nationalités soumises à visa doivent, elles, demander un visa visiteur même pour du tourisme.
Combien de temps l’ETA est-elle valable ?
Deux ans, ou jusqu’à l’expiration du passeport si elle intervient avant. Sur cette période, elle autorise des entrées multiples pour des séjours de six mois maximum, sans nouvelle demande à chaque voyage.
Liens internes utiles
- ETA Royaume-Uni pour les citoyens de l’UE
- Formalités d’entrée au Royaume-Uni
- Conditions d’entrée après le Brexit
- Guide complet de l’ETA Royaume-Uni
Dernière mise à jour : 2026-07-01 — vérifié contre le calendrier gov.uk.